Devenir freelance #6 Le statut

Lorsque l’on se décide à se mettre à son compte, on passe tout d’abord par les étapes « amusantes » et passionnantes comme définir son projet ou encore décider quel sera notre lieu de travail. Puis il y a les moins drôles celles qui concernent l’administratif, comme le choix du statut. C’est notre sujet du jour, afin de vous faire partager mon expérience sur le sujet. Devenir freelance implique de devenir une petite « entreprise » à nous tout seul. Dans un premier temps ce qui est difficile c’est de sauter le pas, car au moment où l’on vous remettra votre Kbis tout se concrétisera pour se dire que voilà on y est. Cela faisait de nombreuses semaines que je repoussais le pas, par peur peut être, bien que je savais que c’était l’étape cruciale dans la construction de mon projet. Malgré mon expérience dans la tenue d’entreprises, là c’est la première fois que je vogue en solo. L’appréhension s’installe. Mais j’y suis arrivée et me voilà donc Micro-Entrepeneur avec mon nom en haut de tous les papiers…

Je ne vais pas m’étaler sur les différents statuts et vous donner un cour de droit des sociétés, inutile et rébarbatif. Le premier conseil que je peux vous donner c’est que si vous démarrez seul une toute petite activité, que c’est votre premier saut dans le grand bain, vous devriez opter pour le statut de Micro-Entrepreneur (et oui comme tout est simple on ne va bientôt plus dire Auto-Entrepreneur).

Vous y gagner des avantages:

– pas de frais de constitution d’une société.

– vous n’êtes pas assujetti à la TVA (mais attention de bien mettre la mention obligatoire « TVA non applicable, article 293 B du code général des impôts » sur vos factures).

– vous n’avez pas à produire de bilan, donc pas d’obligation d’avoir un comptable (économie, mais il faut tout de même être rigoureux et tenir une petite comptabilité et garder tous les papiers).

– vous pouvez cumuler avec une activité salariale.

Mais aussi des désavantages:

– le chiffre d’affaires est plafonné (82 200 € pour une activité de vente de marchandises et 32 900 € pour les prestations de services). Si vous dépassez ce seuil il faudra évoluer vers un autre statut.

– vous êtes seul: certes vous économisez un comptable mais par contre il ne faut pas faire de bêtises. Un bon comptable vous guide toujours dans la bonne tenue de votre entreprise, là vous ne pouvez vous référer à personne. Si vous n’avez aucune expérience dans la gestion d’une entreprise je vous conseille de suivre une formation sur la question. Vous pouvez vous renseigner auprès de votre Chambre de Commerce et d’Industrie ou encore auprès de Pôle Emploi. Pour ma part j’ai la chance de baigner la dedans depuis des années et d’être entourée par les personnes compétentes en la matière, à qui je peux envoyer un mail pour poser une question.

Ceci nous amène au grand conseil numéro deux: demander de l’aide.

Vous n’avez jamais été à votre compte alors forcément vous allez avoir des interrogations. A ce jour, vous avez encore la possibilité de vous inscrire en ligne mais je vous le déconseille. Allez directement à la CCI afin de prendre tous les renseignements. En fonction de votre activité ils vous aiguilleront sur le lieu de votre immatriculation, vous diront si vous avez droit à des aides (comme l’ACCRE), vous donneront des précisions sur les cotisations, le versement de l’impôt, etc… Face à votre écran, vous êtes seuls alors qu’il existe des personnes compétentes pour vous épauler dans l’élaboration de votre projet. Peut-être avez-vous des amis, relations, amis d’amis qui travaillent dans ces branches. Parlez-leur.

Je ne prétends aucunement que cet article vous donne tous les renseignements sur le régime de Micro-Entrepreneur, c’est un survol pour donner une première idée. Mais j’espère qu’il vous éclaire sur l’importance de prendre le temps d’étudier tous les aspects de la question. Et que même si on monte « sa toute petite entreprise », on parle de chose sérieuse et qu’il faut être dans les règles. Ce n’est pas parce que vous êtes mini que les services des fraudes, impôts au autre vous oublieront forcément. N’essayez pas de tout faire seul, même si on est à l’ère du tout informatisé, le contact humain doit rester primordial.

Lien utile: Le portail de L’auto-entrepreneur / 10 astuces pour être plus productif

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5 Comments

  • Sweet Judas dit :

    J’aime beaucoup ta série de post’ consacré au statut de « freelance » (si l’on peut dire). Je suis moi-même intéressée et il est vrai qu’avec toutes les infos à connaître, croiser et comparer, j’ai l’impression de m’y perdre complètement !

    Je ne savais pas qu’on pouvait se déclarer en ligne, c’est nouveau ? Cependant, je vais suivre ton conseil et aller à la CCI pour expliquer mon projet et me faire guider…

    Aah, c’est excitant et terriblement angoissant aussi !

    • Merci beaucoup pour ton petit mot. Apparemment oui on peut s’inscrire en ligne depuis un moment mais d’après ce que m’a dit la CCI, cela va bientôt disparaitre peut être même que c’est déjà fait sur certaines activités. C’est avec plaisir que je partage mon expérience ici. J’aime moi aussi lire de « vrais » vécus et pas juste des études de cas dans des manuels. Et lorsque tu parles d’angoisse et d’excitation c’est exactement ça ! Bonne chance dans tes futures démarches!

  • manini26 dit :

    Merci pour cet article.
    Si tu savais ce que j’ai la trouille, moi. Pourtant j’ai suivi les formations de la CCI, j’ai fait un bilan de compétences. Mais j’ai peur, c’est dingue ce que j’ai peur. En fait, j’ai peur que ça ne marche pas et constater que mon travail n’intéresse personne……
    En tout cas, bravo de t’être lancée.

    • Tu sais moi aussi j’ai très peur car c’est long à démarrer mais je pense que ça vaut la peine de se lancer. Au moins j’aurai aucun regret. Plein de courage :):):)

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